Patrick : “ Ce sacerdoce commencé à 18 ans, je le poursuis aujourd’hui à l’ONaCVG. ” #10
Dans cet épisode de Raconte-moi une OPEX, Patrick partage 42 ans d’engagement militaire et de service public. De ses premières OPEX à son rôle actuel de directeur de l’ONaCVG 74, il livre un témoignage sincère, éclairant sur la continuité de l’engagement, du terrain aux actions concrètes pour les ressortissants.
Un engagement précoce, nourri par l’histoire familiale
Patrick s’engage à 18 ans, porté par une vocation profonde ancrée dans les récits de son arrière-grand-père, ancien combattant de la Grande Guerre. Malgré les réticences de son entourage, il rejoint Saint-Maixent et découvre la réalité exigeante du métier de militaire. Ce début de carrière marque la naissance d’un engagement qu’il ne quittera plus.
Une carrière complète entre active et réserve
Après une formation initiale marquante, Patrick intègre successivement plusieurs unités : transmissions, troupes aéroportées, puis hélicoptères de combat. Il sert dans l’active pendant 20 ans avant de rejoindre la réserve, où il devient officier. Il commande notamment une escadrille de réserve au Mali. Son parcours illustre la richesse des expériences possibles dans l’armée de Terre, tout en mettant en lumière la spécificité de l’engagement en tant que réserviste.
OPEX : entre engagement opérationnel et équilibre personnel
Patrick revient sur ses nombreuses opérations extérieures : Guerre du Golfe, Tchad, Liban, Mali, Kosovo, Sarajevo. Il évoque l’intensité de certaines missions, la gestion de la peur, l’isolement, le rôle du chef en situation de crise et les défis du retour à la vie familiale. Son témoignage montre à quel point chaque OPEX est unique et impacte profondément les militaires et leurs proches.
La vie civile et l’entrée à l’ONaCVG : un prolongement naturel
Après sa carrière militaire, Patrick découvre l’ONaCVG en tant que ressortissant, grâce à sa carte du combattant. Accompagné dans sa reconversion, il y voit un levier pour continuer à servir. Il intègre l’institution, gravit les échelons et devient directeur départemental. Son récit souligne le rôle essentiel de l’ONaCVG dans l’accueil, l’accompagnement et la reconnaissance des anciens combattants.
L’ONaCVG : la maison des militaires, pour aujourd’hui et pour demain
Aujourd’hui directeur du service de Haute-Savoie, Patrick insiste sur le lien fondamental entre l’ONaCVG et les militaires, actifs ou retraités. Il défend une vision de proximité, de soutien concret (action sociale, reconversion, accompagnement des veuves, pupilles de la Nation) et de mémoire vivante. Pour lui, l’ONAC n’est pas une institution administrative : c’est la maison des combattants.
Transmettre aux plus jeunes : un devoir d’avenir
Aux côtés d’Emma, jeune porte-drapeau et co-intervieweuse, Patrick évoque l’importance de transmettre. À travers les actions mémorielles, les partenariats avec les établissements scolaires et les armées, il rappelle que la mémoire vivante est une mission aussi fondamentale que l’aide matérielle. Témoigner, c’est agir.